Auteur Sujet: Le Violon d'Olivier  (Lu 9403 fois)

Hors ligne Orliac

Le Violon d'Olivier
« le: 21 janvier 2015 à 13:16:05 »
A la demande d'Olivier, je vais vous raconter l'histoire de son futur violon, que je vais essayer de le construire en 2 mois :

     Le violon d’Olivier, comme tous les violons du monde a été conçu dans la forêt. Ici, nous sommes dans le Jura, près du col de la Faucille, à 1300 m d’altitude.
     L’épicéa choisi a plus de 250 ans. Il a vécu dans un climat rude avec des hivers très longs, de brefs étés et un sol très pauvre. Il a dû se battre contre les feuillus et donc grandir sans faire de branches. Il mesure environ quarante mètres de haut.



     Il doit être coupé à une période précise que connaissent les bûcherons du Jura en fonction de la lune. En 2014 la meilleure journée était le 16 octobre.



     Le travail du luthier (enfin selon ma conception de ce métier) débute donc avec une tronçonneuse. L’épicéa est ramené près d’une route et coupé en tronçons de 80 cm pour permettre de fabriquer des tables de violoncelle.




     Puis chaque tronçon de l'épicéa est fendu en grosses bûches conservées à l’abri dans un local aéré pendant plusieurs années.

     Sur la photo de droite ce sont des bûches d’érable ondé, à gauche de l’épicéa. Ces bois sont disposés ainsi afin de permettre le passage de l’air entre les bûches. Vous voyez que j’ai encore de quoi construire pas mal de violons, mais il ne faut pas s’y tromper, il y a beaucoup de perte.

     Voyons maintenant la pièce où je travaille et où le violon d’Olivier va naître en partie parce qu’en hiver, comme je ne veux pas chauffer pour ne pas gêner le sommeil du bois, je travaille ailleurs.



Voyons maintenant le bois utilisé pour la construction :






     Le violon d’Olivier est là, sauf les parties intérieures dont je parlera un peu plus loin. L’érable ondé pour le fond, la table en épicéa vieux de plus de dix ans, les éclisses et le manche. Il ne reste plus qu’à s’y mettre :



     Comme le corps du violon est vide, on utilise un moule qui sert de support aux différentes parties à coller. On peut aussi monter des violons « en l’air » sans moule, mais c’est plus compliqué et jamais aussi précis. Ceci est un moule « en dehors » c'est-à-dire que la construction de l’instrument se fait autour du moule. Il existe aussi des moules en dedans, extérieurs à l’instrument. Le célèbre luthier de 19 ème Jean Baptiste Vuillaume utilisait ce genre de moule. Les deux ont leurs avantages et leurs inconvénients. Précisons qu’il existe de nombreuses manières de construire un violon. Moi, je fais ce que j’ai appris et j’essaie de bien le faire !



  Le moule est en bois de hêtre dur. Voici, maintenant, placés là où ils devront être les différentes parties intérieures du violon. Toutes ces parties sont en aulne. Pourquoi ? D’autres luthiers utilisent des essences différentes. J’ai une préférence pour l’aulne parce que Stradivari utilisait l’aulne et il avait ses raisons et aussi parce que natif de la région de Tulle où se trouve une fabrique d’accordéons, je sais depuis mon enfance qu’on utilise l’aulne pour ces instruments. L’avantage de ce bois c’est sa légèreté, et sa perméabilité aux vibrations. Il n’assourdit pas le son.



     Le tasseau du haut recevra le manche. L’alésage prévu à cet effet est matérialisé, mais n’est pas encore à sa côte. On voit le trou du bouton sur le tasseau du bas. En règle générale, lorsqu’on commence, on reste toujours en dehors de la côte définitive car il est plus facile d’enlever du bois que d’en rajouter.

Les coins sont collés au moule par une goutte de colle qu’on fera sauter au moment du démoulage. Les tasseaux du haut et du bas ne sont pas collés. Ils seront mis en place au collage des éclisses.

A suivre…
« Modifié: 21 janvier 2015 à 13:18:22 par Orliac »
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Hors ligne Olivier LESSEUR

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Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #1 le: 21 janvier 2015 à 13:29:54 »
Tu pourras me faire un cordier "semi-classique" ? (avec 2 vis sur les cordes de La et Mi, et accord aux chevilles pour Sol et Ré). Cet accordage est confidentiel dans le monde classique mais je suis intimement persuadé qu'il devrait être plus répandu.

Sinon, pour la "layette" de mon futur bébé, je préfère une couleur classique :clindoeil2:
« Modifié: 21 janvier 2015 à 13:31:50 par Olivier LESSEUR »
Lisez le livre de olivier Lesseur le violon autrement :LVA: pour comprendre la technique et harmoniser les gestes avec l'instrument.
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Hors ligne Chantal

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Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #2 le: 21 janvier 2015 à 14:04:04 »
Ouah!!!!!  j'adore le fait de suivre la fabrication du violon d'Olivier    :violon5:    :bravo1:
En plus tu nous mets de bien belles photos très instructives, merci Orliac     :merci:
La corde de sol, la plus grave, suscite une sonorité riche, profonde, inspire un sentiment de noblesse. La corde de ré se distingue par son caractère plus passionné, plus vif. La corde de la s'ouvre et s'épanouit dans l'espace. La plus brillante et la plus extravertie des quatre est la corde de Mi.

Hors ligne Moonlill

Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #3 le: 21 janvier 2015 à 14:55:44 »
C'est une super idée de nous faire partager ça!!   :merci:
Trop hâte de voir le résultat.. ça promet!!  :cheesy:

Hors ligne Eloïse07

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Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #4 le: 21 janvier 2015 à 18:42:07 »
Je sens que je ne vais rater aucun épisode.

Merci Orliac.
« L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver. » George Sand

Hors ligne stcbr9

Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #5 le: 21 janvier 2015 à 18:51:58 »
Bonsoir,

Pour l'ébéniste de formation que je suis cela va être un pur régal que de suivre cette naissance. J'aimerai tant pouvoir me construire un violon...

 :violon5: :violoniste7:
Stéphane.

Hors ligne Yveline

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Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #6 le: 21 janvier 2015 à 19:16:40 »
 :toutok:

j'avais bien aimé cette série de vidéo sur youtube : https://www.youtube.com/playlist?list=PL3j2mFHvc8UyjrGotOizFt3aTNliGiQNs

je suppose que les méthodes et recettes d'Orliac sont un peu différentes (déjà Le gars de la vidéo, il reçoit son bois tout prêt) mais ça donne une bonne idée du travail ... si certains veulent se lancer  rolleyes  :clindoeil2:


deux mois passionnants jusqu'à son premier cri  :violon5:   merci Orliac

Hors ligne Lixia

Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #7 le: 22 janvier 2015 à 08:06:20 »
 :amour1: Merci Orliac!!
C'est vraiment beau la technologie :-) désormais on peut suivre à distance la naissance d'un violon ^^
Merci de partager ces moments magiques avec nous !!

Hors ligne Olivier LESSEUR

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Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #8 le: 22 janvier 2015 à 08:17:23 »
Cela peut surprendre mais moi, il m'aura fallu attendre un demi-siècle pour voir un violon naitre de A à Z ... Alors en plus le futur mien ...
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Hors ligne Orliac

Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #9 le: 22 janvier 2015 à 11:18:37 »
Cela fait trois siècles qu'on construit des violons dans le monde entier. Il y a mille manières de procéder. Ma méthode n'est pas forcément la meilleure, mais je la connais bien et je ne vais en changer après tant d'années. En la maîtrisant un tant soit peu, je garde du temps pour me consacrer à l'essentiel, le rendu du son.
  On peut se passer de moule, c'est la construction dite "en l'air". Je connais un luthier qui la pratique et fort bien. Mais ce n'est pas mon truc. Je préfère les bons vieux moules et les méthodes traditionnelles.
   En matière de lutherie, chaque luthier fabrique sa propre méthode, mais on ne peut parler de véritable construction que lorsqu'on part du bois brut pour arriver aux différents éléments de l'instrument. Si on reçoit les pièces préfabriquées comme cela se fait souvent, on ne peut pas parler de fabrication, mais de montagne. Et surtout le luthier ne maitrise pas l'essentiel: le bois. Mes bois, je les connais de la forêt à mon établi. Ils vieillissent chez moi et comme le bon vin se bonifient avec le temps. Ainsi si le violon d'Olivier est mauvais, je serai le seul responsable et je n'aurai pas d'excuse.
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Hors ligne Yveline

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Re : Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #10 le: 22 janvier 2015 à 19:03:10 »
Cela fait trois siècles qu'on construit des violons dans le monde entier. Il y a mille manières de procéder.

j'ai vu une séance d'UV dans une des vidéos citées plus haut, je ne crois pas qu'elle fasse partie de la méthode ancestrale  :clindoeil2:


Hors ligne martensite

Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #11 le: 22 janvier 2015 à 21:57:20 »
Utilisez-vous un vernis à l'alcool ou à l'huile?

Hors ligne Orliac

Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #12 le: 22 janvier 2015 à 23:21:41 »
La construction du violon d'Olivier se poursuit :



     Une fois les coins collés au moule, on doit les mettre en forme. Cela se fait avec des  modèles, mais il ne fait jamais oublier la symétrie et vérifier constamment avec un compas qu'on ne s'en écarte pas. Ne pas oublier aussi l'équerre pour conserver les bons angles. Dans un violon, il n'y a pratiquement pas de ligne droite, peu d'angles droits mais tout doit être d'aplomb.

     A ce propos, on constate que pratiquement tous les violons anciens présentent des défauts. Les modernes aussi, mais c'est impossible d'être parfaitement strict quand on travaille sans les machines et les outils modernes. Certes, rien n'interdit de les utiliser, mais il y a dans la fabrication, un ressenti qui passe par les mains, par la sensibilité du luthier et cela ne se peut qu'avec les outils simples qui donne un accès direct au bois, à sa structure et à ses petites irrégularités. Le fait qu'un violon soit un peu "tordu" n'a aucune importance pour le son. Il me semble même parfois que ça le favorise !



     Les éclisses sont en érable ondé de 1 mm d'épaisseur. La largeur n'est pas la même du côté du manche et du côté du bouton. Côté manche, les éclisses et donc le tasseau mesurent 30 mm de largeur, et 32 mm du côté du bouton.

     Pourquoi cette différence? Pour l'esthétique, pour le regard. Le Parthénon est ainsi irrégulier pour en améliorer la perspective et le violon, enfant de la Renaissance n'échappe pas aux règles de la beauté.

     Les éclisses sont tenues en place, bien d'équerre avec le moule. Elles sont mises en forme avec un fer à plier. C'est une résistance, genre fer à défriser. On mouille le bois et on l'applique sur le fer. 

Les éclisses doivent être mises parfaitement en forme avant de les coller. Cela évite qu'elles se déforment et donc d'avoir à les bloquer avec des contre parties.

     A ce propos, on peut utiliser sur les gros instruments des parties en aluminium qui épousent parfaitement la forme des éclisses afin d'éviter les formations. Stradivarius collait à l'intérieur des bandes de tissu, mais ce n'était pas très bon pour le son. Le violon étant petit, on peut avec quelques précautions se dispenser de ces dispositifs qui sont par contre indispensables avec le violoncelle.



     Le tour du violon est mis à coller. Toutes les éclisses sont à leur place et l'instrument commence à prendre forme.

     Un mot sur la colle: c'est un produit animal. J'ai longtemps utilisé une colle à base de nerf et de peau, j'ai utilisé la colle en peau de lapin, la colle de poisson. Désormais, j'utilise une colle à base de peau de buffle, importée des Etats Unis. Les faiseurs de guitare l'utilisent depuis longtemps, mais il n'y a pas plus traditionaliste qu'un faiseur de violons. Ces colles s'utilisent à chaud. On doit les faire chauffer au bain-marie. J'utilise un réchauffe biberon pour cela, c'est parfait.

     Les colles animales ont des avantages et des inconvénients. Leur principal défaut étant de devoir être chauffées surtout en hiver et de demander pas mal de temps dans un endroit assez chaud pour  durcir. Mais leur grand avantage sur les autres colles du commerce, c'est qu'elles permettent le démontage de l'instrument, et une fois sèches (ce qui peut prendre pas mal de temps) elles deviennent totalement transparentes aux vibrations.



Les éclisses sont collées. Le violon a pris sa forme. Il est temps de passer un peu de papier de verre sur l'extérieur, le fait de le mouiller faisant ressortir les aspérités et les défauts.



     Voici les contre éclisses découpées. Ce sont des bandes d'aulne de 2 mm d'épaisseur et 8 mm de largeur.  Elles renforcent les éclisses aux endroits où doit être collé le fond et de l'autre côté la table, mais ce n'est pas encore le moment. Elles sont mises en forme avec le fer à plier en les mouillant légèrement.



     Les contre éclisses sont ajustées en force le long des épaules et des hanches, un côté buttant contre le coin, l'autre contre le tasseau. Seuls les C n'ont pas de saillie pour les caler. On doit donc les incruster dans les coins en creusant une place.



     Les contre éclisses sont ajustées en forçant un peu, afin de consolider le corps du violon. Le moindre jeu dans les différentes parties absorbe les vibrations. Une fois collées, elles sont maintenues en place avec des pinces à linge en bois.



  Les contre éclisses sont collées. Il est temps de s'occuper du fond. Ce sera le prochain sujet.
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Hors ligne Orliac

Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #13 le: 23 janvier 2015 à 08:10:42 »
Martensite me pose une question sur le vernis. J'en parlerai le moment venu et nous en sommes encore loin. Pourtant, il faut casser certaines idées reçues.

  En premier les violons de Stradivari doivent leurs qualités sonores au vernis. C'est faux! Tous les violons de Crémone à l'époque de Strad ont les mêmes vernis, magnifiques de légèreté et de pureté.  C'est l'apothicaire du coin qui préparait le vernis pour tous les luthiers et Strad ne se contentait que de le terminer chez lui.  C'est vrai , la formule s'est perdue avec l'arrivée de nouveaux vernis souvent à base de gomme laque.  Saconi, un luthier italien a passé une partie de sa vie à analyser les vernis de cette époque. Il a probablement retrouvé la formule grâce à des analyses fines, mais n'est jamais parvenu à obtenir le rendu des anciens violons. Il y avait probablement une certaine manière de l'appliquer, mais le temps surtout a fait son oeuvre en le patinant, en leur conférant cet aspect si léger et translucide que ne présentent jamais les vernis récents. J'ajoute que les vernis modernes sont excellents si on les utilise correctement. Le vernis ne transforme pas radicalement le son d'un violon. Un mauvais restera mauvais avec le plus beau vernis du monde, à l'inverse un très bon conservera ses qualités avec un habit mal coupé. D'ailleurs la mode veut qu'on fasse des vernis irréguliers pour se démarquer des Chinois et faire "vieux".

Il existe plusieurs vernis pour la lutherie: le vernis à l'alcool, le vernis à l'huile et le vernis à l'essence grasse (thérébentine entre autres).
On croit souvent que les vernis à l'alcool sont réservés aux instruments médiocres, (tous les violons chinois et autres sont vernis à l'alcool parce que ces vernis sèchent très vite et qu'on travaille au rendement). On accuse ces vernis de dureté, de brider le bois, c'est faux. Il existe des formules avec des gommes assez tendres pour faire des vernis de grande qualité. On a dit aussi que ces vernis étaient faciles d'utilisation, c'est encore faux. Les vernis à l'alcool et à l'essence grasse sont très difficiles à étaler correctement d'une manière traditionnelle, c'est à dire avec un pinceau : l'alcool s'évapore si vite qu'il est impossible de revenir en arrière. Il existe cependant un procédé qui permet de vernir correctement un instrument, mais il y faut le coup de main.

On a dit que les vernis de Strad étaient à l'huile, c'est faux: ces vernis étaient à l'alcool ou à l'essence grasse.

Les vernis à l'huile sont plus faciles à étaler parce qu'on peut revenir en arrière. Ils mettent assez longtemps à sécher et donnent, c'est vrai, une certaine classe aux instruments. Ils favorisent les sons ronds, timbrés, sans le côté un peu criard qu'on risque de trouver avec de mauvais vernis à l'alcool. Inconvénient: les vernis à l'huile mettent du temps sécher.
   Je reviendrai sur cette importante question quand ce sera le moment.

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Hors ligne nanny

Re : Le Violon d'Olivier
« Réponse #14 le: 23 janvier 2015 à 08:19:55 »
 :merci: pour les photos et les explications

Ce reportage sur la fabrication du violon d'Olivier est très intéressant  :toutok: